La gestion de l'échec  

 

Nous avons tous déjà fait face à un échec dans notre vie, que ce soit dans le milieu professionnel, ou dans sa vie personnelle. L’échec peut se révéler formateur et nous permettre d’apprendre. Néanmoins, cela va dépendre de la manière dont on réagit face à cette défaite. 

 

La gestion de l’échec en entreprise est donc un enjeu majeur sur lequel les managers, tout comme les collaborateurs doivent travailler. Comment peut-on faire face à l’échec de la meilleure manière ? 

 

 

comment-faire-face-à-l'écheco

 

 

Qui n’a jamais fait d’erreur ? 

 

Vivre un échec peut être très frustrant et amener à certains blocages. Mais pourquoi résonne-t-il en nous comme une fatalité ? Pourquoi ne pas banaliser l’erreur pour permettre de mieux réagir par la suite ? Tout le monde a le droit à l’erreur, le plus important est de savoir rebondir. 

 

Même certaines grandes personnalités ont essuyé de multiples échecs. Prenons l’exemple de J.K Rowlings, la célèbre auteure d’Harry Potter. Elle a rencontré plusieurs refus avant qu’une maison d’édition accepte de publier ses romans. 

 

L’échec en entreprise 

 

Que ce soit pour un manager ou un collaborateur, vivre un échec en entreprise est une situation difficile à vivre. Notamment car il peut y avoir des répercussions sur les collaborateurs. 

 

Cela peut être difficile de gérer un échec puisque l’on a toujours à cœur de bien faire et l’on aura tendance à se mettre la pression. En plus de celle que nous nous imposons, on peut ressentir une pression venant des supérieurs hiérarchiques. 

La culture d’entreprise doit valoriser le dialogue et non pas la répression pure et simple. Il est donc nécessaire d'instaurer un climat de confiance, d’échange où la personne ayant commis une faute puisse comprendre ses erreurs et apprendre de celles-ci. 

 

Cela ne sert à rien d’infantiliser la personne, de la réprimander à outrance ou de la dévaloriser. Au contraire, l’erreur devrait être normalisée. L’erreur est formatrice car lorsque l’on se trompe, on apprend et lorsque l’on apprend, on s’améliore et on a plus de chance de réussir. 

 

comment-faire-face-à-l'échec

 

 

Les différentes réactions face à l’échec 

 

L’échec est un moment douloureux que personne n’aime vivre. Mais ce qui diffère d’un individu à l’autre, c’est la façon dont il gère celui-ci. 

 

La remise en question 

 

Certaines personnes vont perdre confiance en eux et en leurs compétences. Ils auront tendance à se remettre en question, à l'extrême parfois, et donc à être encore plus dur avec eux-mêmes. Cette situation d'échec va les définir en tant que personne. Au lieu de penser “j’ai vécu un échec, un raté”, ils vont se dire “je suis nul, je suis un raté”

Cela peut d’ailleurs créer des complexes et des blocages. Par exemple, une personne qui aura mal vécu un échec, et qui n’aura pas su rebondir, peut se renfermer sur elle-même, et abandonner au moindre risque d’échec. Cela peut freiner la créativité et l’innovation. 

 

Le déni 

 

D’autres vont plutôt nier leur erreur, ils vont remettre la faute sur des facteurs extérieurs, ou des personnes. Ils vont totalement nier leur responsabilité et auront même tendance à faire des reproches aux autres. La remise en question ici est impossible. Comment apprendre de son erreur si l’on est pas conscient de sa faute ? Là aussi, l’échec va témoigner d’un manque de confiance en soi et peut affecter l’estime de soi. 

 

L’apprentissage 

 

Mais il y a également des personnes qui voient l’échec comme un moyen d’apprendre. Comme une opportunité de faire mieux, et de réussir ! L’échec est formateur et permet d’en apprendre plus sur soi, en utilisant l’autocritique (constructive). Si nous n’y arrivons pas cette fois-ci, nous y arriverons la fois prochaine. C’est également  l’occasion de prendre du recul sur la situation, d’observer ce qui a été fait et ce qui doit être fait différemment à l’avenir. L’échec ne doit pas nous définir, il faut y faire face et en tirer des leçons. 

 

Une question d’état d’esprit ? 

 

Dans un précédent article sur le Growth management, nous avons décrypté le concept d’état d’esprit de croissance. Nous avons fait la distinction entre l’état d’esprit de croissance et l’état d’esprit fixe. Le premier permet de voir l’échec comme une opportunité d’apprendre et de réussir. La personne avec un état d’esprit fixe aura le raisonnement inverse : l’échec ne fera que remettre en question ses capacités, elle perdra confiance en elle. Difficile d’apprendre de ses erreurs dans ce cas-là. 

Et si finalement, la façon dont nous gérons l’échec était une question d’état d’esprit ? En travaillant sur notre état d’esprit, nous pouvons donc évoluer et percevoir l’échec d’une autre manière. Ne pas seulement le voir comme une mauvaise expérience, mais comme une leçon. 

 

comment-faire-face-à-l'échec

 

 

Comment bien réagir face à l’échec : la résilience 

 

S’il y a une compétence à développer pour mieux gérer l’échec, c’est bien celle-ci : la résilience. Selon le dictionnaire Larousse, la résilience représente la : “capacité à surmonter les chocs traumatiques.”. Adopter une attitude résiliente c’est donc refuser de se laisser abattre. 

 

De plus, l’échec ne doit pas être synonyme de faiblesse. Au contraire, reconnaître son erreur est une force. Cela doit nous servir à nous dépasser pour atteindre nos objectifs. Comme l’a si bien dit Nelson Mandela :

"Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends.". 

 

La résilience : mise en pratique 

 

Ce n’est pas donné à tout le monde d’être résilient naturellement, mais voici quelques conseils pour le mettre en pratique. 

 

  • Prenez du recul face à la situation. Il faut rester objectif, malgré l’erreur commise, il ne sert à rien de se dévaloriser. La remise en question est bénéfique, seulement si elle est constructive. Ayez confiance en vous pour ne pas refaire les mêmes erreurs. 
  • N’ayez pas honte d’avoir échoué : au contraire, il faut être conscient de ses faiblesses pour les comprendre, les corriger et ainsi se perfectionner. La honte ne fera que vous desservir. 
  • Apprenez à gérer votre stress : c’est primordial. Il ne faut pas se laisser submerger par le stress, cela ne fera qu’empirer la situation qui peut déjà être stressante en elle-même. Votre stress peut vous empêcher de réfléchir et de prendre les bonnes décisions.  
  • N’hésitez surtout pas à demander de l’aide aux autres. Plutôt que de vous refermer sur vous-même, apprenez de votre erreur grâce au conseil de vos collègues ou autres. Ils sont là pour ça. L’entraide est nécessaire au sein d’un groupe pour évoluer. 
  • N’ayez pas peur de recommencer. Ne vous mettez pas dans une posture où “vous ne faites plus rien”, car cela serait contre-productif. Ne restez pas focalisé sur les erreurs commises, allez de l’avant en apprenant de celles-ci. Elles vous feront grandir.

 

 

 

Comment-faire-face-à-l'échec

 

 

Nous l’avons bien compris, l’échec est formateur, à de nombreux niveaux. Il nous permet d’apprendre, et nous donne des clés pour mieux faire, pour réussir. La résilience fait partie de ces clés d’apprentissage qui nous permettent de rebondir face à l’échec. Elle nous permet de voir les choses différemment. L’état d’esprit dans lequel nous sommes peut également avoir un impact sur notre façon de gérer cet échec. Peut-être devrions-nous donc percevoir l’échec différemment. Derrière chaque échec, il y a une leçon à tirer.